Après les montagnes et les treks, nous pensions nous poser quelques jours sur les plages péruviennes. Malheureusement, nous fumes déçus : brume cotière, béton et voitures sur les plages…rien ne nous a donné envie d’y rester plus longtemps.
Pour rejoindre l’Equateur, nous choisissons la route la plus belle mais aussi la plus longue. Il faut d’abord se rendre à Cajamarca, une charmante petite ville coloniale, en pleine effervescence électorale: meetings des différents partis sur la place centrale, défilés, spots TV interrompant 20 fois le film, le tout dans une ambiance de kermesse!!
De là, 6 heures pour rejoindre Celendin, puis une autre journée terrible dans une wagonnette sur une route de terre, de pierres et de poussière…13 heures pour parcourir 260 km, une veritable expedition et malgré tous nos trajets effectués depuis plus d’un an, celui-ci détient la palme d’or!! D’autant qu’il nous a fallu encore 2 jours pour traverser la frontière. Quel endroit étonnant que ce passage frontalier: coté péruvien, le policier était introuvable,Bruno l’a trouvé au bar!!, d’ailleurs nous voulions y boire un café mais à 9h du matin il ne servait que de la bière!!! A l’immigration, nous avons du attendre que la personne sorte de sa douche, avec la serviette sur la tete, pour nous tamponner nos passeports!!
Coté équatorien, nous avons du insister auprés du policier pour obtenir notre tampon d’entrée sur le territoire…cool la vie ici. Il ne nous restait plus que 2 heures, dans une bétaillère, pour rejoindre Zumba et attendre le bus qui nous déposa à Vilcabamba.
Malgré toutes les dificultes et la lenteur des moyens de transports, nous avons pu apprécier de magnifiques paysages en bordure de l’amazonie: rizières, champs d’ananas, de papayes, de bananes, de cocotiers, de caféiers, de cacaoyers…un beau retour en Asie, il y a un an….
Une semaine de repos à la casa de Mauricio, un hotel charmant pour ne pas dire paradisiaque: jacuzzi, sauna, piscine, bains turcs, bar, salade de fruits, jus à gogo et rhum!!!
Et puis, c’est reparti sur la route, nous voici à Loja sous des trombes d’eau…
Hasta luego
|